Instagram : course aux likes et chasse aux abonnés

Instagram : état des lieux !

 

+ 13 abonnés. 47 likes. 22 commentaires.
Cliquer sur le petit coeur, en bas, à droite, est devenu notre 1er réflexe en ouvrant Instagram. D’ailleurs, la dernière connexion date d’environ 4 minutes. Mais on a qu’à arrondir à 5. Faudrait pas paraître trop accro non plus.

Au fur et à mesure que notre pouce scrolle l’écran devant de nouvelles notifications, la sensation devient de plus en plus grisante : notre égo danse la macarena dans le salon pendant que notre fierté se lance dans un booty shake endiablé dans la salle de bain. Ça mériterait bien une petite story, tiens !


INSTAGRAM : LES MAINS EN L’AIR !

 

Quand je me suis lancée sur Instagram, je tâtonnais au feeling, sans trop me prendre la tête. La seule chose dont j’étais sûre, c’est que je voulais trouver un juste milieu entre le fait de partager mes différentes projets et verrouiller précieusement les éléments qui relevaient de ma vie privée. Oui, parce qu’un peu parano sur les bords, j’accorde une attention toute particulière aux informations que je décide de graver sur la toile … #maislànestpaslesujet

 

Plusieurs centaines d’abonnés, une soixantaine de likes par post et une poignée de commentaires plus tard : je me retrouve malgré moi (ou pas, en fait) dans une course aux likes effrénée et une chasse acharnée aux abonnés. Comme quoi, pas besoin d’attendre bien longtemps pour se faire prendre au piège. Rajoutez à cela quelques abonnements à des comptes Tendance (pour “faire comme tout le monde” et ressentir ce sentiment ambivalent d’appartenir plus ou moins à une communauté), sans compter les premières demandes de collaborations (#graalsuprême), et le tour est joué. Vous avez dit pathétique ? Attendez, vous n’avez encore rien vu …

 

La course folle !

 

Instagram s’est véritablement transformé en business : c’est à qui augmentera sa communauté le plus rapidement et décrochera le plus de contrats avec les marques. Il n’y a qu’à voir le nombre de posts sponsorisés pulluler sur la plateforme, à coup de produits sur-marketés et de codes promo : on se croirait sur Télé Shopping.
En soi, il n’y a pas vraiment de mal à faire du business en utilisant les réseaux sociaux : certain(e)s savent d’ailleurs s’en servir de manière intelligente et se lancent dans ses projets absolument fascinants.
Le tout, c’est encore de réussir à faire la différence entre les comptes qui véhiculent de chouettes valeurs, et ceux qui sont là uniquement pour tenter de se faire de l’argent, attirer les sponsors et construire des coquilles vides.


LA SPONTANÉITÉ EST MORTE : VIVE L’AUTOMATISME !

 

“Boostez votre communauté Instagram avec ces 8 conseils simples et rapides à mettre en place”.
“Postez au moins une photo par jour pour optimiser votre visibilité sur Instagram”.
“5 applications indispensables pour retoucher vos photos avant de les publier sur Instagram”.

 

Ce ne sont pas les conseils qui manquent pour publier “le post parfait” ou développer sa communauté. Ça ne vous embrouille pas la tête, vous ?
Alors, oui, c’est vrai : de belles photos, avec une jolie luminosité, une prise de vue flatteuse et quelques réglages bien ajustés font toute la différence ! Mais doit-on uniquement se réduire à ça ? Pas sûr. C’est non, même.

 

 

J’entends d’ailleurs régulièrement une phrase qui me fait dresser les poils d’orteil : “Il faut que je poste une photo sur Instagram, ça fait 3 jours que j’ai rien publié !”.
Il F.A.U.T ? Répète un coup pour voir. On ne sait jamais, ma déficience auditive précoce me joue peut-être des tours !

Fatalement, lorsque publier devient un automatisme, et qu’on perd cette notion de plaisir et de spontanéité, on se retrouve à poster 6 fois la photo du même palmier à quelques semaines d’intervalle (tout la subtilité est là), sous un angle différent, histoire de donner l’illusion que.
Ajoutez à cela un mantra inspirant, à la “happy day, happy life”, alors qu’on est samedi matin, qu’on a plus rien à grailler dans le placard à part un fond de Chocapic, et qu’on a rendez-vous chez l’ORL à 9h20 : BINGO. Vous avez le combo de l’insta-arnaqueur par excellence !


BACK TO BASIS

Je passe pour la VMA (Veille Meuf Aigrie) depuis le début de cet article (d’ailleurs, bravo d’en être arriver jusqu’ici sans un décollement de la rétine), mais il me semblait fondamentalement nécessaire de prendre le contre-pied de la situation pour retourner à des bases plus saines !
Bon, qu’on soit clair : je ne m’attends pas à un miracle suite à la publication de cet article. Instagram reste ce qu’il est : un réseau social qui brasse au quotidien des millions de personnes, chacune d’entre elles véhiculant des valeurs et des objectifs qui prennent une multitude de direction.
Je ne suis pas d’accord avec un bon nombre de pratiques : pour autant, personne ne m’a forcé à créer mon compte. L’objectif, c’est plutôt de mettre le doigts sur toutes ces choses qui nous dérangent à titre personnel, et de s’en éloigner le plus possible ! Instagram est suffisamment vaste pour que chacun(e) soit libre d’y faire ce qui lui plaît, sans devoir subir les ambitions des autres.

 

Instagram : back to basis !


MEA CULPA 

 

Bref ! Qui dit retourner à des bases plus saines implique de pointer du doigts les erreurs que j’ai fait à titre personnel.

 

Parmi le TOP 3 de mes pires bêtises :

  1. Suivre des comptes parce que “Michelin, Micheline et Michelinotte les suivent également”. #modemoutonactivé
  2. Liker un maximum de photos pour espérer des #liketolike (et avec un peu de chances quelques #liketofollow) #ouijaihonte
  3. Complexer devant certains comptes (et en envier plus d’un)

 

3 erreurs qui m’ont totalement fait perdre le fil, pour finalement en arriver à ne plus savoir pourquoi j’utilisais Instagram. Plus de plaisir, plus de légèreté, plus d’échanges … Le comble, pour un réseau social, non ?

 

Instagram : back to basis !

 

Quoi qu’il en soit, peu importe les pratiques populaires qui circulent sur les réseaux sociaux :

 

  • Si ça sonne creux
  • Si ça ne colle pas aux valeurs qu’on défend IRL
  • Si c’est pour faire comme tout le monde
  • Si ça n’est pas fait avec les tripes, avec passion, avec conviction …

 

ÇA N’EN VAUT PAS LA PEINE.

 

 

Alors, à tous ces comptes (et par extension, à toutes ces personnes) que j’ai suivi à un moment ou un autre pour les mauvaises raisons : mea culpa !
Il est plus que temps  de faire un grand insta-ménage et de construire un éco-système plus sain. La frontière entre notre quotidien IRL et nos activités sur les réseaux sociaux est tellement mince qu’il n’y a clairement pas de place pour l’improvisation.

 

Psst ! Si vous aussi, vous vous êtes abonné(e) à mon compte pour de mauvaises raisons, dépêchez-vous de vous désabonner ! 😉

 

2 Commentaires

  1. J’ai ouvert un compte recemment. Puis j’ai un peu couru les likes… pour en revenir. Mais je reste tjs inscrite sur cette appli de boost de like (par achat aussi si on veut) et je joue les sherlock holmes. Je suis completement dégoutée de voir tous ces gris comptes qui en fait achetent des centaines de likes… au final tout est fake sur insta… (meme celles qui font des stories outrées en denoncant les autres malhonnetes…)
    Depuis je publie quand j’en ai envie et si je n’ai que 10 like et bien peu importe.. au moins ce sont des personnes qui aiment pour de vrai.
    Mais c’est clair que ça laisse peu d’espoir d’avoir une communauté réelle et importante…

    • Effectivement, difficile de ne pas céder à la facilité ! Surtout au début, en fait. On est tellement excité(e) à l’idée de se lancer dans de nouveaux projets (en tout cas, pour ma part) qu’on aimerait le crier sur tous les toits, et souvent, malheureusement, par tous les moyens (même les plus bêtes).
      Comme tu dis, il y a beaucoup de faux sur Instagram, et j’ai l’impression que ça ne va pas franchement en s’arrangeant … Mais il reste encore de belles choses à faire : tout dépend de l’objectif qu’on se donne, et de la communauté (aussi petite soit-elle) qu’on décide de construire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.